Suite à l'élection présidentielle de 2007, deux grandes formations centristes ont émergé :
- Le Mouvement Démocrate, issu du très bon score de François Bayrou au premier tour de l'élection présidentielle.
- Et le Nouveau Centre, parti du centre-droit orienté sur une alliance avec la majorité présidentielle.
Depuis 2008, dans le paysage politique français, le centre a plus de difficultés pour diffuser sa pensée sociale-libérale de manière unie.
La dispersion des forces centristes a ainsi amené Jean Arthuis, Thierry Cornillet et certains parlementaires démocrates ou centristes à lancer un programme de réflexion sur le rassemblement des centres.
Le sénateur Union Centriste-UDF Jean Arthuis a appelé dimanche 29 juin les militants et élus centristes à participer à un "rassemblement des centristes" ,
lors d'une réunion organisée au Sénat.
"Notre objectif n'est pas de créer un parti centriste supplémentaire", a déclaré M. Arthuis devant plus de 200 personnes. Il s'agit de "créer les conditions favorables au rassemblement des centristes".
Le sénateur de Mayenne a quitté le MoDem après les élections municipales en considérant que sa stratégie d'autonomie manquait de clarté et de lisibilité. Il a ainsi appelé à la création de "relais départementaux", sur le modèle de ceux qui viennent de se former dans son département, en Seine-maritime et en Loire-Atlantique.
Ces associations de réflexion pourraient se fédérer au niveau national, sous la houlette de M. Arthuis et d'une vingtaine d'autres parlementaires, comme le député européen Jean-Marie Cavada ou Thierry Cornillet. Cette fédération "a vocation à dialoguer avec tous nos partenaires centristes", venus du NC, du MoDem ou des Radicaux.
"Je me sens appelée par ce rassemblement des centristes", a déclaré Mme Boutin, ex-UDF qui a rejoint l'UMP en 2002. "Entre votre association et le FRS, je souhaite des passerelles, des rencontres et des partages".
La présidente du FRS, qui a estimé que les centristes n'étaient "pas suffisamment entendus au sein de l'UMP", a souhaité devant la presse que son parti ne soit pas considéré par le parti majoritaire "comme un sous-fifre ou un faire-valoir".
Des messages d'encouragement de Michel Mercier, président du groupe centriste au Sénat et trésorier du MoDem, et de Jean-Christophe
Lagarde, président exécutif du Nouveau centre, ont été lus.
"Nous devons faire vivre le débat d'idées, car nous ne pouvons pas attendre 2012 pour participer au redressement de la France", a affirmé Jean Arthuis. "La préparation des élections sénatoriales, européennes et régionales constitue un puissant motif pour rassembler les centristes".