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blog politique du mouvement démocrate dans la 3ème circonscription de l'Eure

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juin 2007 - Messages

  • Le chômage, aux contours toujours plus flous, devrait encore baisser en 2007

    Le chômage, aux contours toujours plus flous, devrait encore baisser en 2007 Par Par Isabelle CORTES - ven 29 juin 2007 PARIS (AFP) - Le chômage devrait continuer à baisser en France dans les prochains mois sous l'effet des créations d'emplois et des nombreux départs en retrait...
  • "Résister" sans contribuer serait irresponsable...

    Je suis intervenu à la tribune ce matin devant les militants du Modem :

     

    Discours prononcé :

     

    Grâce à François BAYROU, le centre existe, le « centre droit » comme on dit s’est ouvert aux démocrates sociaux, aux femmes et hommes de progrès mais ne doit pas devenir la LCR ou Ligue Centriste Révolutionnaire car ce serait rompre avec nos valeurs humanistes !

    J’ai été profondément choqué par certains commentaires écrits sur les blogs de nos amis centristes qui ont choisi la voie de la contribution à la majorité présidentielle. Pour beaucoup d’entre eux, il s’agit d’apporter la couleur humaniste au sein même de cette majorité et de constituer une majorité plurielle. Nous devons respecter leur choix !

    Finalement, La solidarité nationale, c’est aussi de laisser de côté parfois les esprits partisans et de tendre la main à celles et ceux qui veulent faire bouger notre pays pour travailler ensemble.

    Cela fait 17 ans que je suis militant à l’UDF, membre du bureau fédéral des jeunes démocrates, membre du comité national. J’aime mon parti politique, l’UDF quand il s’inscrit dans les combats pour notre pays. J’aime mon parti politique quand il fait bouger les lignes et qu’il contribue à l’action. J’aime mon parti politique quand il respecte et qu’il rassemble des femmes et des hommes venus d’horizons politiques différents. J’aime l’UDF car elle a une histoire, une vie militante et un avenir que l’on ne peut pas rayer d’un coup de crayon. Nous avons bâti, nous avons construit un mouvement passionnant.

    Je le dis haut et fort aujourd’hui : J’approuve celles et ceux qui  ont choisi de contribuer à l’action par conviction. Je respecte celles et ceux qui veulent qu’une nouvelle aventure redémarre. Je respecte aussi celles et ceux qui comme moi sont profondément attachés aux valeurs de la démocratie chrétienne et sociale qui font les fondements de l’UDF libre.

    Comme je vous l’avais indiqué le soir du premier tour, j’ai voté Nicolas SARKOZY au second tour car nous avons bien plus en commun avec les centristes de l’UMP et la nouvelle majorité présidentielle qu’avec les éléphants du PS qui resteront dans leur réserve pour encore longtemps.

    Comme l’a dit Jean louis Bourlanges : « Une majorité de centristes et de sociaux-démocrates constituerait un formidable instrument de déblocage de la société française. À ce jour, cependant, le Parti socialiste ne semble pas prêt à en payer le prix, en termes de clarification idéologique comme de solidarité électorale ».

    La vie politique est faite de choix, de choix clairs envers nos concitoyens ! Ils nous l’ont rappelé au soir du 6 mai. J’assume mon choix de vouloir contribuer sans m’opposer systématiquement à la nouvelle majorité qui se dessine.  

    J’aime mes amis de l’UDF avec qui nous avons passés de longues soirées à travailler « pour convaincre »  et je leurs dis que l’action est belle lorsqu’elle est efficace, lorsqu’elle contribue à améliorer la vie de chacun ! La politique, c’est se mettre au service des autres. Il nous faudra peser dans le débat politique pour faire passer des messages humanistes !

    La France ne peut pas se payer le luxe de 5 nouvelles années d’immobilisme ; « résister » sans contribuer serait irresponsable… tel est le message que j’entends sur le terrain depuis quelques semaines…Une grande partie de nos compatriotes qui ont voté pour François BAYROU attendent un message clair. Nous devons laisser la chance au nouveau gouvernement tout en marquant nos différences quand cela sera nécessaire.

    Jean Louis Bourlanges disait  «  Tant que la proportionnelle n’aura pas été instituée, un parti indépendant de la droite et de la gauche aura du mal à disposer de la masse critique nécessaire à sa survie électorale. Le centre a besoin d’alliés, qu’ils soient de droite ou de gauche. Le système majoritaire à deux tours permet de faire échec au bipartisme, pas à la bipolarisation. »…

    Je pose à nouveau la question des alliances sans lesquelles « nous ne penserons finalement plus rien et nous ne pèserons plus rien ».

     

    Xavier LEFEVRE, Verlinghem
  • AGIR !

    Chers amis,

    D'abord il faut répondre à un impératif de lucidité. Le Modem, fort de plus de 40 000 adhérents et de nombreux sympathisants, est représenté par 4 députés à l'Assemblée Nationale alors que le « Nouveau Centre » compte 20 députés pour 20 militants. De surcroît nous n'aurons pas de groupe politique à l'Assemblée. Cette injustice, liée notamment au mode de scrutin, est criante. Elle ne peut que renforcer notre détermination. Une chose est sûre, ce n'est pas ce qui peut arrêter un mouvement de citoyens engagés tel que celui que nous formons à présent.

    Nous ne devons pas attendre de voir si le gouvernement réussira ou échouera. Si nous sommes engagés c'est pour agir. Si nous sommes engagés c'est pour faire vivre le débat, avancer les projets qui comptent pour notre avenir collectif. Un exemple de nouveau comportement en politique ? Attachons nous à défendre l'intérêt général, à servir des ambitions collectives, des valeurs et des idées et non pas des groupes, des partis ou des étiquettes. C'est la dynamique engagée par François Bayrou lors de l'élection présidentielle. Elle est d'autant plus d'actualité et d'autant plus impérative aujourd'hui. Il y a fort à craindre que les débats, tels qu'ils seront menés à l'Assemblée Nationale, ressemblent encore à des querelles a priori entre une majorité nouvelle au garde à vous et une opposition seulement occupée à faire échouer l'action engagée, et ce dans l'unique but de succéder à la majorité en place aux élections suivantes. Or ceux qui en pâtissent alors sont les citoyens dans leur ensemble pris en otages de ces guerres de clans et querelles de partis. Mais alors comment sortir de cet enfermement ? Notre engagement démocrate est une réponse.

    Le mouvement démocrate est désormais lancé. Sa construction se fera au cours des semaines à venir de façon concertée, constructive et engagée. Nous ne devons rien attendre de règles ou de consignes qui seraient dictées par quelques uns. Nous pouvons aujourd'hui ... non ... nous devons aujourd'hui être les acteurs, les rédacteurs des règles et du fonctionnement de ce mouvement. C'est pourquoi j'espère que les vacances qui arrivent ne seront pas des vacances de la pensée et de l'action. J'espère que nous serons présents pour définir ensemble les règles et le fonctionnement que nous voulons pour faire du mouvement démocrate l'outil, le moyen, d'un engagement sincère et efficace. J'espère que nous serons présents pour soutenir ou dénoncer ce qui sera entrepris lors de la session exceptionnelle de l'Assemblée Nationale de cet été. J'espère que nous serons présents pour construire des projets pour nos communes, pour nos cantons, pour nos régions. Parce que c'est la première légitimité qui aujourd'hui doit motiver nos engagements. Celle de défendre des projets en cohérence avec la charte des valeurs que nous rédigerons et adopterons collectivement.

    L'objectif, qui est un défi, est lancé. Adopter une charte de valeurs et mettre en place une structure qui servira d'outil pour appuyer nos actions et changer la donne politique ! Pour cela un site Internet sera mis en place, véritable outil collaboratif pour nous permettre d'échanger et de participer à la préparation de la rentrée de septembre qui sera décisive. Encore une fois je compte sur vous. Comme architectes et maîtres d'oeuvre, pas comme spectateurs.

    A bientôt !

    Jean-Yves de Chaisemartin
    Président des Jeunes UDF-MoDem
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  • Le "salope" de Devedjian relève-t-il du discours privé?

      sas_formatid=886; // Format : Megabanner 728x90 sas_target=''; // Targeting SmartAdServer(sas_formatid,sas_target); Le "salope" de Devedjian relève-t-il du discours privé? Par Julien Martin (Rue89)    1...
  • Lancement d'un club spécialisé dans l'écologie politique

          PARIS, 28 juin 2007 (AFP) - Des membres fondateurs du MoDem tels Corinne Lepage, présidente de Cap 21, et Jean-Luc Bennahmias, ex-membre des Verts, ont annoncé jeudi le lancement...
  • Mme Comparini demande à Devedjian de "s'excuser publiquement"

    Mme Comparini demande à Devedjian de "s'excuser publiquement" PARIS (AFP) - vendredi 29 juin 2007 - Anne-MarieComparini, ancienne députée UDF du Rhône, a demandé vendredi ...
  • Devedjan traîte Anne-Marie Comparini de "salope"

    Je crois vraiment que Devedjan touche le fond du fond. Hier, il a insulté Anne-Marie Comparini de "salope" dans une conversation "off" avec la chaîne lyonnaise TLM.

    Le recours à l'insulte en politique est une démonstration de perte de sang froid et assèche toute crédibilité.

    Merci à M. le secrétaire général de l'UMP pour cette grande marque de raffinement !


    Comparini
    envoyé par TDLYON

  • Un début de session sur les chapeaux de roues

    Un début de session sur les chapeaux de roues vendredi 29 juin 2007 La toute nouvelle Assemblée nationale et le Sénat ont débuté le 26 juin une session parlementaire extraordinaire durant laquelle seront examinés plusieurs textes symboliques de la présidence Sarkozy...
  • Patrick Devedjian "regrette" ses propos sur Anne-Marie Comparini

    Comparini salope selon Devedjian envoyé par INFOCOM-Net La scène s'est passée lors d'un reportage, filmé par la chaîne lyonnaise TLM, consacré aux premiers pas parisiens des députés du Rhône nouvellement élus, Michel Havard (UMP) et...
  • Intervention de Danielle Jeanne lors de la séance plenière du Conseil Régional de Haute-Normandie

    Réunis en Assemblée plénière lundi 25 juin 2007, sous la présidence d’Alain Le Vern, les conseillers régionaux ont pris un ensemble de mesures pour le territoire haut-normand. A cette occasion, Danielle Jeanne, Conseillère Régionale de Haute-Normandie,  a pris la parole pour le Grou...
  • Les femmes du gouvernement vont jouer cartes sur table

    Paris Match
  • L'ingérence dans les médias décomplexée

    Nicolas Sarkozy ne se donne plus la peine de cacher sa proximité avec MM. Lagardère, Dassault, Arnault, patrons des grands médias actuels, et relais de la sarkomania.

    Sans paranoïa aucune, on voit actuellement qu'il y a une véritable nécessité de réaffirmer l'indépendance des médias en France, actuellement instrument de propagande sarkozyste. Nicolas Sarkozy a bien compris que le pouvoir, c'est la maîtrise de l'information. Cependant, les attitudes de contrôle médiatique absolu mettent en danger l'esprit critique et l'indépendance de pensée républicaine. La pluralité de l'information, des pensées et des convictions est essentielle pour forger l'esprit républicain : l'information unique dans les médias, c'est une remise en cause pleine et entière des impératifs de liberté de pensée démocratique.

    J'ai donc signé la pétition contre la fin de l'émission Arrêt sur Images de France 5, une émission critique, et qui essaie de comprendre le mode de fonctionnement des médias. Une émission qui actuellement échappe à la main-mise de l'empire de Nicolas Sarkoy sur les médias.

    La pétition

    Des médias comme Marianne (Jean-François Kahn), Le Canard Enchaîné, Charlie Hebdo ou Rue89, sont les derniers grands médias officiels libres et indépendants. Il est essentiel de les défendre et d'encourager leur diffusion.

     

    Je me permets d'éditer un article très complet de Libération, écrit par Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, qui font la synthèse et la mise en perspective de toutes les affaires actuelles de pressions sur les médias.

    (Extrait de Libération)

    Censure, pressions, conflits d'intérêts : ces derniers mois, les rédactions de plusieurs médias ont eu à en souffrir. Elles demandent que leur liberté soit garantie dans la loi.
    Par Raphaël GARRIGOS, Isabelle ROBERTS

    QUOTIDIEN : jeudi 28 juin 2007

    La presse se fait un sang d'encre. Ces derniers mois on a vu des journaux vendus et rachetés comme de vulgaires sacs à main, des rédactions passant de tel homme d'affaires à tel autre, des articles censurés, des juges s'immisçant dans les petits carnets des journalistes pour leur réclamer leurs sources... Bref, une «annus horribilis» pour les journalistes. L'expression est signée François Malye, grand reporter au Point et président du Forum permanent des sociétés de journalistes qui regroupe les SDJ de 27 médias, soit 3 000 détenteurs de cartes de presse : «Les atteintes à l'indépendance des rédactions se sont multipliées ces derniers temps et n'épargnent aucune rédaction», explique Malye , citant pêle-mêle la censure d'un article du JDD, tel autre dans Matin Plus, ou encore l'éviction du directeur de la rédaction de Paris Match.

    Défiance. Du coup, hier, le Forum a décidé d'interpeller le Président en tant que « gardien de la Constitution». Et aussi parce que, soupire, fataliste, un membre du Forum, «Sarkozy connaît bien les médias». Le Forum, dénonçant cette «accumulation insupportable», réclame à Sarkozy «une modernisation législative des textes encadrant les médias [...]. La presse ne peut rester absente des réformes, sauf à ruiner sa crédibilité ­ et donc sa valeur ­ et à donner une image peu enviable de notre pays».
    Depuis deux mois que Nicolas Sarkozy est à l'Elysée, les affaires se multiplient et les frontières entre médias et politiques s'affaissent. Au point qu'une fronde est en train de naître. On a vu les rédactions du normalement très calme groupe Lagardère interpeller leur patron. Et mardi, à la quasi-unanimité, les journalistes du Monde ont infligé une motion de défiance à Alain Minc, qui préside depuis 1994 le conseil de surveillance, lui reprochant notamment sa «proximité affichée» avec Nicolas Sarkozy.

    «Trouille». Surtout, il y a l'affaire les Echos - la Tribune. Pour la deuxième fois seulement de sa longue histoire, le quotidien économique les Echos s'est mis en grève. Deux jours de non-parution pour protester contre la vente annoncée du titre à l'un des seigneurs de l'économie française, Bernard Arnault. Les journalistes redoutent les conflits d'intérêts qui ne manqueraient pas de surgir entre le travail de la rédaction et les multiples sociétés du propriétaire de LVMH. A la Tribune, encore propriété d'Arnault, ils se sont multipliés. En septembre 2006, par exemple, dans un sondage, une question qui désignait Ségolène Royal comme «candidate à la présidentielle en qui les Français ont le plus confiance pour les questions économiques» a été coupée.
    La Tribune a elle aussi observé une journée de grève : «On n'a qu'une trouille, explique un journaliste ,c'est de mourir.» Arnault va en effet revendre le titre qui, contrairement aux Echos, perd de l'argent. «Notre souci, c'est d'être bien vendus : mais c'est Arnault qui va choisir son propre concurrent en désignant le repreneur de la Tribune !» Pour François Malye, «cette affaire est emblématique et traduit bien le mépris de la vraie valeur d'une entreprise de presse que sont ses journalistes et leur indépendance». Les salariés des deux quotidiens ont reçu le soutien du PS et de la CGT qui dénonce une «double opération politico-financière», et vont être reçus aujourd'hui par la ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel.
    Ce climat électrique touche tout le monde des médias : à la télé, France 5 vient de supprimer Arrêt sur images, et l'antenne de France Inter devrait être perturbée aujourd'hui par une grève à l'appel de la CGT et de Sud pour protester contre l'arrêt de l'émission culturelle la Bande à Bonnaud.

    Charte. Le Forum des SDJ demande à être reçu à l'Elysée afin d'exposer ses propositions. Il demande notamment «la reconnaissance juridique des SDJ». C'est-à-dire que chaque entreprise de presse, journal, radio, télé ou site web, soient systématiquement dotés d'une SDJ chargée de veiller à l'indépendance éditoriale, voire associés aux instances dirigeantes. Autre demande : un droit de veto de la rédaction lors de la nomination de son directeur (ce qui est, par exemple, le cas au Monde ou à Libération ). Selon François Malye, ces propositions, en même temps que la modernisation d'une charte déontologique du journaliste, sont cruciales : «Un journal dans lequel on n'a plus confiance, c'est un journal qui va mourir.»

    Thibault

  • Le casse-tête des députés non inscrits

    Le casse-tête des députés non inscrits GUILLAUME PERRAULT. http://www.lefigaro.fr  Publié le 28 juin 2007 Avec la défaite du MoDem aux législatives, François Bayrou voit son temps de parole réduit à l'Assemblée nationale.  Delo...
  • "UDF je suis et je reste" par Jean Arthuis

    A lire sur le blog de Jean Arthuis, une réflexion de bon sens sur l'UDF d'après le 1er tour...

    " Les turbulences centristes désorientent les électeurs. François Bayrou a mené une magnifique campagne présidentielle, obtenant un score jamais atteint par un candidat de notre famille de pensée. Malheureusement, le rêve a pris fin au soir du premier tour. La troisième place est très honorable, mais le candidat sort de la compétition. Et le candidat malheureux n'a pas permis au président de l'UDF de conduire le parti avec sérénité.

    Disons que la gouvernance a disjoncté, le comité exécutif aurait du imposer la collégialité des décisions stratégiques. Il n’en a rien été : déclaration de « non vote » à l’encontre de Nicolas Sarkozy par François Bayrou, rupture de la plupart des députés sortants, lancement du Mouvement Démocrate « Modem » par François Bayrou, lancement du Nouveau Centre à l’initiative d’Hervé Morin.

    La situation et le spectacle deviennent pathétiques. En fait, en dépit des apparences, le seul parti qui aujourd’hui existe réellement, juridiquement, c’est l’UDF. Ne doutons pas de nous-mêmes. Nous avons démontré, à l’occasion des élections régionales et européennes, en 2004, que l’électorat n’avait pas déserté notre espace politique.

    Je n’ai pas l’intention de quitter mon parti et j’entends démontrer qu’il reste un mouvement libre, attaché à la réussite du gouvernement de la France. Avant de voter au second tour pour Nicolas Sarkozy, j’ai rendu public mon choix. En conséquence,  j’assumerai mon devoir de vigilance constructive. L’UDF n’est pas une centrifugeuse. Il est urgent qu’elle redevienne un espace de rassemblement pour tous ceux qui partagent ses valeurs libérales, sociales et européennes."

    blog : http://www.jeanarthuis-blog.fr

     

  • 1er Rendez-vous estival

    Les Jeunes UDF-MODEM 54 seront heureux d'accueillir les nouveaux adhérents UDF et MODEM:
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    Samedi 29 juin 2007 de 10h00 à 12h00 au Café l'Institut Grande Rue, quartier Vieille Ville à Nancy.
  • Le Mouvement Démocrate, le nouveau Parti Radical et Républicain ?

    Nicolas Sarkozy l'a bien compris, le danger vient du centre. M. Accoyer défend le scrutin majoritaire avec talent et mauvaise foi politique contre la dangeureuse proportionnelle de la IVè république. Bref, arguments risibles et caricaturaux, mais qui ont tendance à ralentir le débat sur la proportionnelle, et la structuration implicite du centre à l'Assemblée.

     

    Le bipartisme n'est pas un état de fait. C'est juste une conséquence implicte du mode d'institutions de la Vè République.

    Sous la IIIè République, de 1871 a 1940, l'échiquier politique était beaucoup plus divers, et les sensibilités politiques mieux représentées, dans ces périodes de troubles et de bouleversements politiques.

    En 2007, François Bayrou et le Mouvement Démocrate partent sans doute à la reconquête de l'idéal de 1901, qui a vu la naissance du Parti Républicain, radical et radical-socialiste, héritier des radicaux tels Gambetta ou Clémenceau.
    ee08090fbf7d2e7bd411d78e5f41642f.jpgLe radicalisme possède une vision spécifique de l’organisation sociale et humaine fondée sur la primauté de l’individu. Il prend sa source dans l’histoire même de la République à laquelle il est étroitement lié. La profession de foi du radicalisme est composée de cinq points : "Laïcité, Solidarité, Humanisme, Tolérance, Universalisme". (Wikipédia). A sa création le parti radical insistait sur l'union à gauche, la nationalisation des grands monopoles, la séparation de l'Église et de l'État et la création d'un impôt égalitaire basé sur le revenu.
    Durant l’entre deux guerres, les idées qu'il défend, constituent un ensemble dans lequel se reconnaît une grande partie des français. Tout d’abord, un attachement profond à la nation et au régime républicain, identifié au système parlementaire, ensuite une conception de la République qui intègre de manière indissociable la laïcité sans sectarisme, érigé en l’un des fondements de la République, dont l’instruction dispensée par l’école est le moteur du progrès social. Le tout est mâtiné d’une conception humaniste de la société et de la politique.

    Le Parti radical voit son apogée durant l'entre-deux-guerres. Il pèse d’un poids considérable sur la vie politique française. Ainsi, sur les quarante-deux gouvernements qui se sont succédé durant cette période, treize sont présidés par des Radicaux (quatre gouvernements: Camille Chautemps, trois gouvernements: Edouard Daladier, Edouard Herriot, deux gouvernements: Albert Sarraut, et un gouvernement : Théodore Steeg).
    En 1931, le Parti radical s’engage sur une voie nouvelle. Il reste, et le revendique, un parti de gauche, ce qui l’amène tout naturellement à pratiquer la "discipline républicaine" des désistements réciproques au profit des socialistes (cela ne nous rappelle-t-il pas certains législatives de 2007 ?). Mais, au gouvernement, il se comporte en parti du "juste milieu", capable de regrouper autour de lui la majorité des Français attachée à une République traditionnelle, loin des extrêmes, qu’ils soient réactionnaires ou révolutionnaires. Le parti gouverne le plus souvent avec une politique de droite, avec une structure d'élus de gauche.
    Pendant la seconde guerre Mondiale, certains radicaux s'élèvent contre le gouvernement de Vichy, et entrent dans la résistance, comme Pierre Mendès-France ou Jean Moulin.

    Après la libération, les gaullistes et les communistes affaiblissent l'influence des radicaux. Jusqu'à la scission de 1972 entre Mouvement rédormateur (parti radical valoisien de droite, qui intégrera la machine giscardienne) et le Parti radical de Gauche. Actuellement, les deux formations radicales sont liées au Sénat au sein du Rassemblement démocratique et social européen.

     

    92c917f0b643400bce02499aba690f83.jpgEn 2007, Nicolas Sarkozy voit bien le danger initité par le Mouvement Démocrate, qui a pour objectif de devenir le Parti radical incontournable. Afin de couper l'herbe sous le pied à François Bayrou, Nicolas Sarkoy a commencé des pourparlers entre Jean-Louis Borloo, leader du parti radical valoisien, et Jean-Michel Baylet, leader des radicaux de gauche.
    Le Président souhaite ainsi vider l'espace électoral du Mouvment Démocrate, qui souhaite intégrer à terme, dans sa sphère d'influence, centristes de droite, radicaux valoisiens et radicaux de gauche, afin de créer un Parti Radical et Républicain puissant, civique et modéré, qui pourrait avoir pour nom le Mouvement Démocrate.

    Mais Nicolas Sarkozy ne l'entend pas de cette oreille. Le Président fera tout son possible pour éteindre toute velléité politique du Mouvement Démocrate, en tentantr sans doute d'évacuer le débat sur la proportionnelle, qui est la condition d'existence de tout Rarti Radical modéré.

    Thibault

  • Municipales 2008 à Paris, les intrigues de cour commencent

     A peine sortis des élections législatives 2007 et du sacre présidentiel de Nicolas Sarkozy que nous voici replongés dans la belle aventure des municipales parisiennes de Mars 2008.

    Les élections municipales ont lieu dans moins de neuf mois, l'été étant l'occasion d'affiner les stratégies et alliances des partis. Car à Paris la bataille risque d'être très serrée entre les trois grandes têtes de listes déclarées:
    - Bertrand Delanoë, Maire de Paris PS sortant (à la tête d'une liste commune PS-Verts, sans doute)
    - Françoise de Panafieu, Maire UMP du 17è
    - Marielle de Sarnez, Conseillère de Paris Mouvement Démocrate du 14è

    Les législatives parisiennes ont tourné à l'avantage des socialistes au second tour : ils ont conservé 12 de leurs 21 circonscriptions de 2002, et conquis le 12è arrondissement (8è circ.). Le PS attaque donc les municipales avec un avantage politique important sur l'UMP, sur une fracture Est-Ouest très nette, l'Est populaire étant majoritairement PS populaire - bobo, et l'Ouest bourgeois UMP.
    Le Mouvement Démocrate peut jouer une carte importante pour ces municipales, fort des 20,7% de François Bayrou à la présidentielle et des 12% du MoDem aux législatives, les deux scores étant nettement au-dessus des moyennes nationales.

    Plus qu'une position d'arbitre, le Mouvement Démocrate jouera un rôle majeur dans le futur Conseil de Paris. Sur les 163 conseillers de Paris, les démocrates pensent pouvoir acquérir 20 sièges, le groupe MoDem actuel étant composé de 9 membres (Marielle de Sarnez et Didier Bariani pour les anciens UDF, par exemple - Olivier Pagès, Violette Baranda et François Florès pour les anciens Verts).
    Au premier conseil de Paris après les législatives, Marielle de Sarnez a déclaré : "Paris doit être gouverné par des élus de gauche, de droite et du centre réunis d'abord au-delà des clivages partisans. Seule façon de réduire les multiples "fractures" entre l'est et l'ouest, les classes moyennes et populaires, les jeunes et les plus âgés".  Ce qui confirme la réelle volonté des démocrates d'encourager un Conseil de Paris 2008 représentatif des différentes sensibilités et convictions parisiennes.

    Aux municipales de 2008, des rapprochements auront lieu entre les différentes forces politiques. L'UMP de Françoise de Panafieu tente le dialogue avec Marielle de Sarnez lui affichant des marques de sympathiques au Conseil de Paris, telles des "Bonjour Madame MoDem !" rettentissants.
    de son côté, Bertrand Delanoë n'exclut pas un accord électoral avec le Modem, si le besoin s'en faisait ressentir . « Je réagirai aux positions qu'ils adopteront sur les grands dossiers de la capitale, a précisé hier le maire de Paris. Je veux mettre tout le monde au pied du mur plusieurs mois avant les élections. En tout état de cause, il n'y aura pas de tractations entre les deux tours. »
    Didier Bariani, président du groupe UDF-MoDem au Conseil de Paris, a aussitôt rétorqué qu'il « n'est pas concevable de faire une alliance à la petite fortune du pot, selon les arrondissements. Un accord vaut partout ou nulle part ».

    En bref, les positions des grandes forces politiques parisiennes vont sans doute se clarifier pendant l'été. Et la campagne risque de démarrer très très tôt.

    Thibault

  • Le Smic à 1 000 euros net : la paye contre l'emploi ?

    Le Smic à 1 000 euros net : la paye contre l'emploi ? En refusant de donner un coup de pouce au Smic, le gouvernement de François Fillon réserve ses forces pour la mise en place des heures supplémentaires. Pour autant les arguments de Ni...
  • Jean-Jacques Jégou : Vous avez dit : "présidentiel" ?

    A l'occasion de l'ouverture de la XIIIe législature, Jean-Jacques Jégou défend la restauration des prérogatives du Parlement. Dans cette tribune, le sénateur UDF-Modem du Val-de-Marne constate que "notre Constitution permet au pouvoir exécutif d’empiéter sur ce qui devrait être le domain...
  • La France de l'Est dans l'imaginaire national

    Lundi 11 juin 2007, j’ai vu arriver le TGV en gare d’Epinal, et y ai pris place.

    Qu’on me pardonne de parler de moi, mais voilà huit ans déjà que je suis un familier de la liaison Paris-Epinal dans les deux sens. Huit ans à effectuer ce trajet de 3h45. Encore faudrait-il y ajouter le temps mis pour rejoindre la gare de l’Est depuis mon domicile (10 minutes avant un déménagement courant février, 30 minutes depuis), et le trajet séparant Epinal de ma thébaïde vosgienne (soit 15-20 minutes). On comprend que l’aller-retour dans une journée, même en cas de circonstances dramatiques, me soit demeuré inenvisageable jusqu’à ce jour.

    Inutile que nous songions ensemble aux heures gagnées, si la grande vitesse avait gagné l’Est en même temps que les littoraux...

    Au reste, j’avoue que mon tempérament s’accommode mal des déplacements rapides, et répugne à passer d’un espace urbain à un milieu montagnard en trop peu de temps.

    Qui dira le charme de ces derniers trains avant l’extinction des feux, départ de Nancy à 20h34, qui nous valaient des arrêts fréquents dans de petites gares éclairées d’orange, à Toul, Commercy, Bar-le-Duc, Vitry-le-François, Epernay, voire Château-Thierry ?

    Chacun avait ses points de repère sur les trajets, ses paysages fétiches. J’évoquerai pour ma part la cuesta meusienne et son absence de réseau téléphonique, ainsi que Liverdun et son double visage si français : l’éperon rocheux qui abrite les prières et les drapeaux ; la ville basse industrieuse. Las! Le TGV évite désormais ces charmes-là.

    La pente affective m’a mené assez loin de mon propos de départ : pourquoi le TGV Est est-il le dernier né des projets de ligne à grande vitesse ? Pourquoi a-t-on jugé plus urgent de faire circuler des TGV vers l’Ouest, le Nord et le Sud ?

    Ecartons d’abord le prétexte technique. Je sais bien qu’il est, de Paris à Strasbourg, des obstacles naturels, des contreforts des Vosges à la Montagne de Reims. Chacun sait pourtant que la volonté fait des miracles, et que nous disposions déjà en 1997 de techniques permettant de rapprocher l’Est de Paris par le rail (TGV pendulaire).

    L’identification d’un obstacle politique est apparemment plus utile. Le trop-plein d’élus de poids, désireux que le TGV arrive dans « leur » ville, plutôt que chez le voisin, a peut-être nui au pilotage du projet, ou du moins à la qualité des arbitrages. Les anciens (et l'actuel) ministres Chevènement (Belfort), Trautmann (Strasbourg), Bockel (Mulhouse), Rossinot (Nancy), Rausch (Metz), Longuet (Bar-le-Duc), les présidents Séguin (député d’Epinal jusqu’en 2002) et Poncelet ont souvent cherché à tirer la couverture à eux sans souci de concertation : beaucoup d’entre eux prennent d’ailleurs l’avion pour rejoindre leurs terres d’élection.

    La principale raison du « retard » vivement ressenti par les Français de l’Est, me semble plus irrationnelle. Malgré une fréquentation très correcte, les lignes de l’Est de la France n’apparaissaient pas « porteuses » aux yeux de la SNCF et des décideurs nationaux. Question d’image.

    La France de l’Est a pu fasciner, en des temps où les marches orientales tenaient lieu de rivage des Syrtes avant la lettre.

    Les Vosges en particulier, que chacun croit découvrir en lisant Barrès. Las ! Le Carpinien n’aimait pas sa terre natale. Et je me suis laissé dire que Julien Gracq haïssait le relief si particulier du plateau lorrain, raison pour laquelle « Un Balcon en forêt » se situe dans les Ardennes. Evidemment, depuis la paix, tout effet de fascination a disparu : l’imaginaire national ne retenait plus de l’Est que des villes de garnison grises (Metz, Epinal), des hauts-fourneaux sinistres (la Moselle), des idiomes germanisants (Moselle, Alsace), une humidité intrusive et un froid perçant (les Vosges), sans parler du caractère besogneux et réfrigérant des populations. N’en jetez plus !

    Les poncifs ont la peau dure : je me tue à expliquer à certains amis que la Lorraine fut longtemps une des régions les plus riches de France. Et que la douceur alsacienne n’a rien à envier à celle de l’Anjou, rimée par du Bellay.

    Aux séductions faciles d’un Sud mythifié, à la fraîcheur supposée d’un Océan autrefois ignoré (Braudel), le charme âpre des Vosges a peu à "répliquer".

    Nous ne voulons pas opposer telle ou telle partie du territoire, mais convaincre que l’imaginaire national devrait récupérer la France de l’Est sous une forme plus rieuse. Terres de patriotes (Poincaré, Louis Marin) et de grands Européens (Pierre Pflimlin, Robert Schuman), la France de l’Est est aussi celle des vignes touloises, des lacs vosgiens, de l’aérien gothique rhénan. Prions pour le TGV Est dynamite les lieux communs qui désobligent !

  • Mon sentiment sur les Conseils de quartier

    Hier soir, avait lieu la réunion publique du Conseil de quartier de La Plaine auquel je participe. J'étais assis à la tribune, je n'ai pris que des notes et ne me suis pas exprimé de toute la soirée. Non pas...
  • Quelle réforme pour l'université ?

    Il semble que la réforme des universités soit le véritable test du président Sarkozy. Le projet n'a pas encore été présentée devant le Conseil des ministres que déjà il suscite critiques de la part des syndicats étudiants. En ce qui...
  • Un site par semaine : www.jacques-richir.fr

    Aujourd’hui je vous invite à découvrir le site de Jacques RICHIR, Conseiller Régional, conseille municipal de Lille et conseiller communautaire UDF-MODEM.

    Et je l’espère futur maire de Lille, car n’en doutons pas il conduira une liste centriste ouverte lors des prochaines élections municipales de 2008.

    Alors si vous habitez Lille et que vous souhaitez vous investir dans la gestion de la cité, une seule adresse sur le net : www.jacques-richir.fr

  • Et m.... Collusion politico-nouveaux médias ?

    "Chassé croisé entre Dailymotion et Matignon" Source Figaro.fr.

    Le directeur des contenus du site de partage de vidéos rejoint le pôle communication de François Fillon. Son poste chez Dailymotion est attribué à l’ancien chef du pôle multimédia au ministère de la Culture. La suite en cliquant sur le lien.

    C'est Axel qui va être content ;-). Je crois que ce sujet rejoint le précédent. J'ai lu attentivement les critiques d'Axel et des autres pseudos (moins nombreux qu'il n'y en a l'air vu les adresses IP ;-), il me semble que l'échelle n'est pas la même, à partir du moment où mon propre blog est un média et à partir du moment où je peux, de manière "libre", comme tout un chacun, éditer chez d'autres médias, il n'y a pas de jeux de connivence. D'autre part, je rappelle que je n'ai pas le pouvoir, n'étant moi-même pas élue. Ces situations ne sont pas comparables. Puisque pas d'enjeux financiers, ni de marchés publiques, ni rien du tout à part des idées.

    Il y a en revanche des gardes-fous à installer pour ne pas tomber dans ces travers, et un niveau d'exigence éthique à construire. Je suis prête à oeuvrer en ce sens avec chacun d'entre vous. Des idées pour une charte ?

  • François Bayrou : Un accord qui sauve les apparences

    "Un accord a été trouvé à Bruxelles, qui sauve les apparences et permet de sortir de l'impasse où se trouvait l'Union européenne" juge François Bayrou dans un communiqué, "mais le prix à payer est lourd" : au lieu d'un "traité court, lisible, compréhensible par tous", "nous aurons une sé...
  • QUAND MORIN AIMAIT BAYROU

      QUAND MORIN AIMAIT BAYROU INÉDIT DE CAMPAGNE. C’était le 26 octobre 2006. Hervé Morin, député-maire d’Epaignes, dans l’Eure, invit...
  • essai

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  • Appareils et dissidents

    La présidentielle et les législatives 2007 ont fait bouger les lignes. Et on le voit encore.

    Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy, pour l'UMP, a proposé un message résolument à droite, afin d'assurer son positionnement auprès de l'électorat conservateur, désabusé par trente années d'égarement et de pertes de repères. Ségolène Royal, pour le PS, a proposé un message confus et bancal, savante synthèse de gauche de gauche, de vertitude et de social-démocratie.
    François Bayrou, qui affiche depuis 20 ans une volonté de créer un véritable parti de centre indépendant, - ce qui lui a valu nombre de trahisons au sein de son propre camp - a tenté de profiter du grand écart au centre pour mener à bien son projet. Dans l'espace électoral du centre droit au centre gauche, François Bayrou a réussi à mobiliser 18,5% de l'électorat autour de sa candidature, prémisse d'un grand parti de centro-centrisme crédible en France. Les législatives n'ont pas permis de convertir l'essai du Mouvement Démocrate, à cause du mode de scrutin majortaire à deux tours qui favorise les grandes forces politiques. Difficilement, l'UDF-Mouvement Démocrate a obtenu 4 sièges à l'Assemblée Nationale.

    Depuis le 18 juin au matin, les annonces pleuvent en tous sens, signe que la vie politique peut connaître un bouleversement historique. La vie politique française est actuellement écartelée entre une gauche qui ne parvient pas à réaliser son aggiornamento, des verts déboussolés qui comptent autant de courants que d'induvidus, une droite extrêmement puissante, qui repose sur de nombreux courants, du centre-droit à la droite très conservatrice, et un centre qui essaie de se créer un espace politique en faisant évoluer les mentalités.

    Ségolène Royal tente actuellement de bouleverser le Parti Socialiste en se démarquant de la synthèse de François Hollande : d'où le fait que la rupture officielle du couple est essentiellement une information d'ordre politique, laquelle marque la prise d'indépendance de Ségolène Royal par rapport à l'appareil du PS. Le bureau de PS a voté la continuité jusqu'à la fin 2008, ce qui signifie que le PS ne comprend pas l'urgence de sa métamophose politique. Si les tentatives de Ségolène Royal attestent parfois du jusqu'au-boutisme maladroit, il faut tout de même lui accorder le sacrifice politique personnel qu'elle joue actuellement, en se présentant comme la dissidente officielle par rapport à l'appareil archaïque du PS. Le courage étant une vertu politique de plus en rare. On ne sait si cette tentative aboutira a quelque chose, mais la tentative a le mérite d'exister.

    Chez les Verts, Yves Cochet tire la sonnette d'alarme et demande la dissolution des Verts, qui, selon lui, ne sont actuellement pas en mesure d'apporter une solution d'écologie politique en face avec la réalité. Sans doute pense-t-il à une union avec la gauche. Comme au PS, l'appareil des Verts a retoqué la proposition du député de Paris et a appelé au plan de continuité.

    En bref, on voit nettement que la politique française est en plein bouleversement, avec une gauche au bord de l'explosion entre ceux qui veulent se rénover et ceux qui souhaitent conserver leurs ancrages locaux séculaires, et un centre indépendant qui se cherche un emplacement électoral, entre centre-droit et centre-gauche.


    La question de la proportionnelle est en cours, et Nicolas Sarkozy ne semble pas - dans le discours officiel - contre une dose de proportionnelle au Sénat ou l'Assemblée. Au Sénat, la proportionnelle n'aurait que peu d'impact sur la situation en terme de sièges. A l'Assemblée, on parle actuellement d'une proportionnelle totale pour 15% des sièges, soit environ 85 députés. Ce qui permettrait à de nombreux partis indépendants d'être représentés, comme le centre (environ 15 sièges), l'extrême droite (environ 5 sièges) ou l'extrême gauche (5 sièges).

    La proportionnelle semble la clé du bouleversement politique actuel. Se déclarant de droite républicaine, Nicolas Sarkozy devrait alors aller dans ce sens afin d'assurer une meilleure représentativité du Congrès. Ce qui permettrait de transformer l'essai du renouveau de la vie politique française, qui semble ne demander qu'à éclore, si on lui donne un petit coup de pouce.

    Thibault
  • Pari gagné pour le Nouveau Centre

    Tribune de Valérie Létard, Hervé Morin, André Santini et François Sauvadet
  • Une France des pouvoirs bleu horizon

    Une France des pouvoirs bleu horizon  [lundi 25 juin 2007]   "Le président de la commission des finances ne ferait pas à lui seul le printemps d’une démocratie équilibrée", dit joliment le constitutionnaliste Dominique Rousseau. Car aucun rouage n’é...
  • L'Europe sort de l'impasse mais sans retrouver son élan

    L'Europe sort de l'impasse mais sans retrouver son élan Par Pierre Haski (Rue89)    15H56    24/06/2007 Une fois passée la fièvre médiatique entourant le Conseil européen de Bruxelles et l'action des "spin doctors" (les agents d'influence) des d...
  • JUSTICE & POLITIQUE

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    Quand la raison d'État musèle la Justice

    ”Indépendance de la Justice ?” L’affaire Borrel nous apporte une preuve (parmi bien d’autres) que la République française ne respecte pas ce principe républicain de simple bon sens. Je comprends la satisfaction (la consolation ?) de la veuve du juge Borrel : ”L’État n’est pas contre la vérité”. Enfin. Mais quels combats menés par elle et d’autres (souvent ignorés par les médias et les politiques) depuis 1995 ! La Justice retient - enfin ! - la thèse d’un homicide et non plus celle d’un suicide.

    La clef du déverrouillage se trouvait, de fait, dans le coffre fort de la ”raison d’État”, donc de la déraison démocratique et de la négation de la Justice. Même la chronologie affichée de ce déverrouillage illustre à la fois le primat du ”fait du Prince”, le caractère monarchique et arbitraire de notre pyramide judiciaire et l’extrême dépendance du pouvoir judiciaire .

    C’est quelques heures seulement après avoir reçu la veuve Borrel que ”subitement” (?)  le Procureur de la République a publié un communiqué qui vaudrait  analyse de texte à l’école de la magistrature : ”’Si la thèse du suicide a pu un temps être privilégiée, les éléments recueillis, notamment depuis 2002, militent en faveur d'un acte criminel.... Les expertises anthropologiques, médico-légales et de police scientifique concluent à l'existence de lésions osseuses sur le crâne et sur l'avant-bras gauche, faites à l'aide d'un objet contondant, et à la découverte de deux produits inflammables de nature distincte versés sur le corps.... Bernard Borrel était couché sur le sol lorsque les liquides ont été répandus sur sa personne de manière aléatoire”, Comme tout cela est bien dit : un ”suicidé” qui réussit à s'assommer, à s’arroser, et à gratter une allumette....

    C’est fou comme l’information circule vite : ”depuis 2002 !” Le temps d’un mandat présidentiel.... Douze ans d'enquête, cinq juges d’instruction , des pressions djiboutiennes sur RFI pour déplacer un journaliste trop curieux, des résultats d’analyses (y compris ADN) non publiés et des haussements d’épaules d’hommes de loi sans foi qui prenaient Élisabeth Borrel ”pour une folle, aveuglée par son chagrin” (Sic !).

    Dans ce communiqué, précise les agences de presse,  ”le magistrat précise qu'il répond à une demande de la juge d'instruction chargée de l'affaire et ne mentionne pas l'Élysée”. Belle pudeur.

    Le Procureur ne se prononce évidemment pas sur la piste d'un meurtre commandité par le pouvoir politique de Djibouti, hypothèse soutenue par Mme Borrel. ”En l'état, l'instruction vise à compléter ces éléments par des auditions et de nouvelles expertises afin, notamment, d'identifier les auteurs et de connaître leurs mobiles”, conclut le communiqué. C’est bien, cela. Djibouti vaut bien qu’on attende encore.... Elle est digne et belle, la France d’aujourd’hui.

    Sans regretter le temps où ce ”beau et grand pays” déclarait la guerre à un peuple pour un coup de chasse-mouches sur un émissaire qui ne remplissait qu’un rôle de facteur, on devrait tout de même ouvrir une vraie enquête sur ”les raisons du silence de l’institution judiciaire”.

    Le rôle stratégique de Djibouti

    Sur le site du Quai d’Orsay, on peut lire : ”Djibouti accueille la première base militaire française à l’étranger (2.700 hommes). Cette implantation dans une zone stratégique (accès à la Mer Rouge et au Golfe Persique) constitue un relais pour des opérations de projection et un terrain d’entraînement en conditions arides. La signature, le 3 août 2003, de la convention sur la situation financière et fiscale des Forces Françaises de Djibouti pour une durée de dix ans, inscrit dans la durée la présence militaire française à Djibouti. En vertu de cette convention, la France verse chaque année 30 millions d’€ à la République de Djibouti en contrepartie de la présence de ces forces sur le territoire djiboutien. Plus de 4.000 ressortissants français vivent à Djibouti”. No comment !

    Combien d'autres dossiers classés "sans suite" ?

    Question subsidiaire : Combien d’”affaires Borrel”, c’est-à-dire de dossiers dits ”politiques” sont classés sans suite au mépris des règles les plus élémentaires de la Justice, sur ”ordre” des grands décideurs de la ”raison d’État” et avec la complicité lâche de magistrats prisonniers d’un système qui favorise la soumission à l’arbitraire ?

    La véritable ”ouverture politique” consisterait non à plagier partiellement, avec perversité, les exhortations (si décriées durant la campagne des Présidentielles) de François Bayrou pour un ”gouvernement de rassemblement”, mais de reprendre les proposition concrètes du même Bayrou sur l’indépendance de la Justice. Puisque c'est le seul qui faisait preuve d'audace et de raison dans ce domaine là. Un domaine où nos partenaires européens ont de grandes leçons à nous donner, même si la formule de Georges Brown, l'ancien ministre britannique, reste sans doute vraie: ”Tous les États ont des cadavres dans leurs placards”.

    Au fait, si Chirac a étouffé ce dossier que Nicolas Sarkozy vient fort heureusement de sortir des oubliettes de l’injustice d’État, pourquoi ne demande-t-on aucun compte à Mr Chirac ?
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    Allons danser-Michel Sardou
    envoyé par lemondedeyanis

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