Incroyable attitude de Monsieur Copé. Il explique le fait que Nicolas Sarkozy refuse un débat avec François Bayrou : ils n'auraient rien à se dire car ils seraient d'accord. Je note dans son discours un profond mépris pour le combat mené depuis de longues années qui a été, je le rappelle, plébiscité par plus de 6,8 millions de français. Faut-il rappeler la motion de censure, les autoroutes, la loi Dadvsi, le budget, jugé ni juste, ni sincère, ni fidèle, une campagne menée depuis septembre dernier sur toutes les routes de France, etc ? Je note dans le discours de Monsieur Peillon un respect d'une force émergente nouvelle. Un vrai centre. La couleur orange, indépendante. Et au moins la conscience du profond bouleversement du paysage politique.
Je rappelle aujourd'hui ce que je souhaite le plus pour la France : trouver les moyens de mener des réformes. Pour cela il faut 2 ingrédients : une réforme des institutions, une obligation de créer des passerelles débarassées de doctrines.
Je demande aux politiques de soigner d'abord la politique avant de nous faire de belles promesses sur l'emploi, les retraites, l'université, ... Nous n'avons pas les moyens de mener les réformes !!! Un gouvernement, une majorité absolue à l'Assemblée d'une seule couleur : la moitié de la France contre les réformes. Ingouvernable.
Je leur rappelle la profonde crise politique que nous vivons, 21 avril, 29 mai. Une chance historique de réconcilier les Français et leurs élus, c'est aujourd'hui. Classe politique, vous avez une chance folle et je ne sais pas si vous la méritez.
Que les politiques fassent leur boulot. Qu'ils s'occupent de nos institutions. Après on verra.
Nous avons voté en nombre, nous les jeunes. C'est le moment de nous engager. D'investir massivement les mouvements politiques, de les batir, de présenter des listes citoyennes à toutes les élections.... Go !