Depuis 2000 à l'UDF, j'ai vu se consolider un grand mouvement auquel je suis fière d'appartenir.
L'UDF s'est battue comme l'aurait fait une chenille pour aller vers sa vie de papillon.
J'aimerai vous parler d'une phrase que j'ai entendue dans le cadre de l'une de mes anciennes fonctions professionnelles : "aujourd'hui tu dois choisir entre une carrière politique et une carrière professionnelle ici", alors que je n'étais que militante, en CDD d'1 an dans la structure en question.
Oui, l'engagement coûte. Oui, l'engagement est tabou.
Nous pourrions l'illustrer de bien des manières.
Et alors non, je n'ai pas choisi une "carrière".
J'ai choisi de me battre aux côtés de ceux qui selon moi menaient un juste combat.
Aussi, je considère François Bayrou comme avant tout un homme de courage.
Grâce à lui et à tous les autres, l'UDF a été un véritable courant de pensée, avec une autonomie propre.
D'ailleurs, deux scores de l'histoire récente de l'UDF sont à rappeler :
-28/29 Janvier 2006 :
Congrès de Lyon - Indépendance du parti selon la vision de F. Bayrou
[Gilles de Robien ayant oublié (?) de présenter sa motion, nous n'avons pas pu lui montrer à quel point nous rejetions la compromission]
Pour : 91.10%
Contre : 8.90%
-27 Décembre 2006 : Consultation sur le soutien du parti à la candidature de François Bayrou en 2007
Pour : 98.63% (17901 voix)
Sauf qu'au moment des élections cette autonomie paraît systématiquement menacée par les vieilles alliances qui ne sont pas des alliances de conviction mais des alliances stratégiques.
Les Députés qui ont rejoint le staff de Nicolas Sarkozy en ayant fait initialement la campagne de François Bayrou ne peuvent l'avoir fait par conviction. Et les français le savent bien. Les différences entre les trois grands mouvements sont telles que chacun sait que se rallier à 20h01 pour le candidat que l'on rejetait à 19h59 ne peut être une décision sincère.
Sept millions de français on voté pour "FRANCOIS BAYROU".
S'ils avaient été dans cette tiédeur, dans les vieux schémas, satisfaits du système entretenu par l'UMP et le PS, ils n'auraient pas, dès le premier tour, parié sur le bulletin "FRANCOIS BAYROU".
Ils ont choisi François Bayrou pour refonder la démocratie et pour dire que jamais, plus jamais, un seul homme ne soit au sommet de l'Etat, seul et sans contre-pouvoir légitime, à gouverner la vie d'un pays et des français dans toute leur diversité.
"Partout où il y a le monopole, il faut mettre le pluralisme. Partout où il y a la dépendance, il faut mettre l'indépendance." F. Bayrou
Longue vie au Parti Démocrate !