Sur un blog je retiens la phrase de Valérie "François Bayrou est animé par des valeurs humanistes, républicaines et sociales".
Si notre démocratie dans cette nouvelle ère que tout le monde promet - on peut rêver... - pouvait s'appuyer sur ces valeurs dans un monde changeant où des menaces pèsent sur notre modèle républicain et européen... Si la politique pouvait être un combat pour faire vivre cet héritage et inventer, imaginer des réformes, des pratiques qui répondent aux enjeux du XXIe siècle... Je pense que François Bayrou aurait réussi la 1ère étape de sa "révolution".
Pour qu'il gagne il faudrait que ces valeurs s'incarnent dans un programme à court et à plus long terme (par exemple : l'exclusion sociale, culturelle, scolaire, territoriale d'abord ; une croissance qui ne relègue pas l'humain et notre planète au second plan pour un travail de plus longue haleine).
Puis que ce programme ait une visibilité et soit entendu (rôle et responsabilité des médias qui devraient éviter de trop vite revenir au choc des titans "Séko-Sargo" et respecter le pluralisme).
Enfin qu'un vaste mouvement populaire accompagne cette ambition nouvelle et cette sincérité du candidat F.Bayrou. Ne lorgnons pas trop vers les sondages (personnellement je n'ai jamais été consulté donc comme tant d'autres je me sens libre et distant par rapport à cette "politique virtuelle" !). Tous les sans-voix, une "majorité silencieuse" peut-être aussi sont attentifs aux paroles des uns et des autres et sauront s'exprimer le moment venu.
Le 28 Mars 2007 - 11h45
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Ce soir à Nîmes j'ai pu assister à un discours fondateur. François Bayrou a donné sa conception de la France, des quartiers qu'il avait visités. Il a développé sa vision d'une France rassemblée, prête pour un nouveau projet qui transcende les appartenances politiques, sociales, culturelles.
Une heure sur les banlieues, sa population, sa vitalité, sa fierté d'appartenir à la République, des territoires où l'attachement à la devise de la République était sans doute plus fort qu'ailleurs, où on était intrinsèquement français.
Les banlieues comme résumé des problèmes de la France et lieu de déploiement de deux chantiers impératifs : y remettre de l'Etat, y donner des moyens, une présence active et un nouveau contrat à travers l'école.
La France rassemblée, la France qui coopère on l' a vu ce soir concrètement dans ce discours prononcé dans un auditoire venu de tous horizons mais qui n'a sans doute pas l'habitude de cotoyer la France des banlieues. Bravo à François Bayrou pour ce discours courageux, combatif et constructif en tout point contraire au renoncement. Un discours qui bouscule, appelle à changer le regard sur les autres, qui ne craint pas de dire à la fin qu'il faut donner à l'Afrique pour son développement quitte à renoncer un peu à notre confort et à l'adage "charité bien ordonnée"…
A travers cette soirée, la République sort honorée. L'attachement au service public au meilleur sens du terme, le refus de l'abandon des banlieues sont présentés comme le fondement de notre modèle social. Une Europe qui protège, une France fière de ses valeurs et de son passé et qui veut se reconstruire par la société.
Les mots sont précieux, ne les appauvrissons pas par un usage immodéré mais pourquoi ne pas le dire, dans tout ce dialogue de F.Bayrou avec son public, il y avait un peu comme la fraternité qui prenait sens et forme à travers un projet politique et de société .
Voilà une bonne nouvelle pour notre pays, du rêve et de l'espoir.
Le 28 Mars 2007 - 22h15