Il y a quelque chose de pathétique chez ces ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy et qui tentent aujourd’hui d’exister au travers d’un parti dit
“nouveau” centre dont ils rêvaient qu’il serait un parti charnière au sein de la majorité présidentielle de Mr Sarkozy.
Mais la réalité est dure à affronter car ce parti est totalement en panne. En effet :
• le
“nouveau” centre est
en panne de leader : il n’y a chez aucun de ses 21 députés une seule personnalité capable de ce charisme rassembleur qui fait que, sur la scène politique, on existe ou on n’existe pas.
• le
“nouveau” centre est
en panne d’idées, il est en panne de vrai projet. Il se contente de piller le programme de François Bayrou, du moins ses apparences mais vidées de leur contenu et de ses exigences. Un parti qui n’a pas d’ambition, sauf à soutenir les projets du leader d’un autre parti, est un parti virtuel. Il n’a aucune existence. Il n’a pas de sens. Il est déjà en sursis. Il n’a pas d’avenir.
• le
“nouveau” centre est
en panne d’adhérents : c’est un peu la conséquence de ce qui précède. Il avoue ±5.000 adhérents, surtout des élus (outre quelques députés) qui adhèrent en vue des prochaines élections locales, un peu comme on souscrirait une assurance-vie. Il y a ainsi dans la vie politique française, de par la bizarrerie de son système électoral, un parti gouvernemental qui a deux ministres, quelques élus, mais pas (ou très peu) d’adhérents ; et à côté, membres de la même famille, un parti qui a des adhérents en nombre au moins dix fois supérieur réunis autour d’un vrai leader qui a su rassembler près d’un français sur cinq, mais très peu de députés et aucun ministre. Vu depuis nos partenaires étrangers, il y en a beaucoup qui ne comprennent pas comment fonctionne la démocratie française.
• le
“nouveau” centre est
en panne de financements : parce qu’il ne remplit pas les règles des financements publics aux partis politiques, il est privé de celui dû par le nombre de voix obtenues par ses candidats, en nombre trop insuffisants dans trop peu de départements pour y avoir droit. Il y a bien une tentative de contourner cette règle : mais, vraisemblablement, le Conseil Constitutionnel veillera au respect des règles établies. Et quelle image cela donnerait à la vie publique qu’un parti veuille ainsi contourner la Loi pour toucher.... de l’argent public !
• le
“nouveau” centre est déjà
en panne dans ses relations avec son
“grand frère”, l’UMP. Bien fondée l’analyse de Charles de Courson (ex-UDF) quant à l’application de la loi sur le
“paquet fiscal”, il a su convaincre et rallier à lui la majorité des membres de la Commission des Finances. Mais, aussitôt, grosse colère de Mr Copé (Président du Groupe UMP), qui a menacé de
“taper du poing sur la table” et qui lui a valu la réplique de son homologue du nouveau centre :
“la majorité n’est pas un pensionnat”. Les centristes sarkozystes ne voulaient pas jouer les
“godillots” : ils ont vite été rappelés à l’ordre.
“On” ne touche pas, même si c’est pour l’améliorer, à la loi du plus fort : tout amendement modifiant sensiblement le projet du gouvernement est irrecevable. Et comme les députés de l’UMP n’ont arithmétiquement pas besoin des voix centristes pour qu’une loi passe, les centristes sarkozystes ont été renvoyés à leurs gentilles utopies.
• le
“nouveau” centre est, enfin,
en risque de panne de groupe : ils étaient 23, dont plusieurs apparentés. Mais voici que le député
“nouveau centre” de Mayotte, écœuré de l’intransigeance gouvernementale, a décidé de rejoindre les
“non-inscrits” (où siège déjà Bayrou). Et Mr Santitni, devenu ministre, avait pris pour suppléant.... un UMP qui, évidemment, a rejoint ce dernier groupe. Les 23 sont donc devenus 21, dont des apparentés qui n’ont aucuns liens institutionnels avec le
“nouveau” centre. Or, en dessous de 20, on n’a plus droit à un groupe. Il va donc falloir garder ce maigre quarteron pendant 58 mois encore : dur, dur.
Tout n’est pas rose, (ou bleu si l'on veut), chez nos amis du
“nouveau” centre. Il est à prévoir que ce ne sera pas un long fleuve tranquille.
Bayrou, lui, peut rester serein avec son
UDF ”MoDem" qui est bien devenue la troisième force politique de France. Lui sait qu’il a bien rendez-vous demain avec l’avenir et les français.
Note: Ce post a été publié sur Le
Mouvement Démocrate du Gard